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Canicule au travail : que faire face au coup de chaleur ?

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À retenir
  • La canicule au travail peut provoquer un malaise, une déshydratation ou un coup de chaleur.
  • Depuis le 1er juillet 2025, l’employeur doit mieux intégrer les fortes chaleurs dans sa prévention.
  • Il n’existe pas de température maximale unique pour arrêter le travail, mais l’INRS donne des repères utiles : 28 °C pour un travail physique et 30 °C pour une activité de bureau.
  • En cas de signes graves, il faut appeler le 15 ou le 112, mettre la personne au frais et la refroidir progressivement.

À l’approche de l’été 2026, les messages de prévention reviennent dans les entreprises. Et pour une bonne raison : les épisodes de chaleur sont plus fréquents, plus longs, et ils touchent aussi bien les chantiers que les ateliers, les cuisines, les entrepôts ou les bureaux mal ventilés.

Le sujet n’est pas seulement une question de confort. La chaleur fatigue, fait perdre en vigilance, augmente les temps de réaction et peut entraîner des accidents. Pour les employeurs comme pour les salariés, bien préparer les équipes est donc un vrai sujet de prévention des risques.

Pourquoi la chaleur devient un vrai risque au travail

Quand il fait très chaud, le corps doit produire un effort supplémentaire pour rester à bonne température. Si l’air est humide, si le poste est exposé au soleil, si la tenue de travail est épaisse ou si la tâche demande un effort physique, le risque augmente rapidement.

Selon l’INRS, les valeurs de 28 °C pour un travail physique et de 30 °C pour une activité sédentaire peuvent servir de repères pour agir. Ce ne sont pas des seuils automatiques d’arrêt, mais des signaux pour renforcer l’organisation : pauses, eau fraîche, ventilation, ombre, horaires adaptés et consignes claires.

Coup de chaleur, déshydratation : les signes qui doivent alerter

Un coup de chaleur peut devenir une urgence vitale. Il ne faut pas attendre que la situation soit spectaculaire pour agir. Les premiers signaux peuvent être discrets : fatigue inhabituelle, maux de tête, vertiges, crampes ou nausées.

Signe observé Réaction conseillée
Soif intense, bouche sèche, grande fatigue Faire arrêter l’effort, installer au frais, proposer de l’eau par petites gorgées.
Crampes, maux de tête, vertiges, nausées Prévenir un responsable ou un SST, surveiller et ne pas laisser la personne seule.
Confusion, propos incohérents, peau chaude, malaise Appeler le 15 ou le 112, refroidir la personne et suivre les consignes des secours.

Que doit prévoir l’entreprise en période de canicule ?

Le décret du 27 mai 2025 a renforcé les obligations de prévention contre les risques liés à la chaleur. Depuis le 1er juillet 2025, l’employeur doit évaluer l’exposition aux épisodes de chaleur intense, y compris pour les salariés qui travaillent en intérieur.

Concrètement, cela passe par des mesures simples : fournir de l’eau potable fraîche en quantité suffisante, prévoir un moyen de garder l’eau au frais près des postes, adapter les horaires, réduire les efforts aux heures les plus chaudes, organiser des pauses dans un lieu frais et informer les équipes sur la conduite à tenir.

Le risque chaleur doit aussi être intégré au DUERP. C’est important car la prévention ne se résume pas à réagir le jour d’une alerte : elle se prépare avant, avec les managers, les représentants du personnel, la médecine du travail et les salariés concernés.

Quels gestes d’urgence si un collègue fait un malaise ?

Face à un malaise lié à la chaleur, le plus important est d’agir vite et simplement. On arrête l’activité, on met la personne à l’ombre ou dans un endroit frais, on desserre les vêtements si possible et on alerte les secours si les signes sont importants.

Il faut aussi refroidir progressivement : mouiller le visage, la nuque et les bras, ventiler, appliquer du frais si disponible. Si la personne est consciente, on peut proposer de boire par petites gorgées. En revanche, si elle est confuse, somnolente ou inconsciente, on ne lui donne rien à boire et on attend les consignes du 15 ou du 112.

C’est exactement le type de situation où une équipe formée aux gestes de premiers secours avec la formation SST peut faire la différence. Les réflexes sont plus sûrs quand ils ont été vus, pratiqués et répétés.

Salarié au bureau avec climatisation pendant une forte chaleur

Former les équipes avant l’été : un réflexe simple

La prévention des fortes chaleurs ne concerne pas seulement les métiers en extérieur. Un salarié peut être exposé dans un local mal ventilé, près d’un four, dans un véhicule, pendant une livraison, lors d’une manutention répétée ou dans un entrepôt où l’air circule mal.

Pour préparer les équipes, D-Sécurité Formation peut accompagner les entreprises avec la formation SST, la formation gestes d’urgence, un Safety Day ou des actions liées à la manutention et aux postures.

L’objectif n’est pas de faire peur. Il est de donner à chacun des repères clairs : quand boire, quand faire une pause, quand alerter, comment reconnaître un collègue en difficulté et comment réagir sans perdre de temps.

FAQ rapide sur la canicule au travail

Existe-t-il une température maximale pour travailler ?

Non, il n’existe pas de température maximale unique dans le Code du travail. En revanche, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des salariés, notamment en cas de fortes chaleurs.

Qui est le plus exposé ?

Les salariés qui travaillent dehors, près d’une source de chaleur, avec des efforts physiques ou des équipements épais sont particulièrement concernés. Les personnes fragiles, enceintes, âgées, sous traitement ou avec des antécédents médicaux doivent aussi faire l’objet d’une attention renforcée.

Que faire en cas de coup de chaleur au travail ?

Il faut arrêter l’activité, mettre la personne au frais, appeler le 15 ou le 112 si les signes sont graves, puis refroidir progressivement en attendant les secours. Le bon réflexe : ne jamais laisser seule une personne qui présente un malaise lié à la chaleur.